Avril 2011, un mois chaud et sec.
Avant la floraison de l'acacia, une petite visite du rucher composé de 6 ruches s'impose pour :
- faire le point sur la population d'abeilles. Ainsi, 5 ruches sont pleines à craquer et élèvent dans la hausse mise en place en mars. Par contre, 1 ruche est orpheline (n'a plus de reine ni de couvain pour en élever une nouvelle). Une inversion de hausses entre 2 ruches a été opérée pour donner une chance à la ruche orpheline
- voir le remplissage en miel des hausses. Presque toutes les ruches sont pleines de miel. Par contre l'élevage dans les hausses diminue le nombre de cadres disponibles pour la réserve en miel. Ainsi, pour faire de la place, les cadres chargés de miel sont enlevés et remplacés par des cadres vides.
Cette dernière opération a le mérite de libérer de l'espace pour les abeilles et éviter un éventuel essaimage pour cause de maison trop étroite. Mais le mois d'avril reste quand même le mois le plus propice aux "migrations apicoles", et malgré l'opération plusieurs des 5 ruches continuent à fortement s'activer durant la période la plus chaude de la journée, c'est-à-dire entre 13h00 et 16h00. Libérer de l'espace n'est pas un gage de non-essaimage ; il faut donc recter vigilant.
Le pommier, arbre préféré des abeilles du Côteau.
Ce qui pouvait arriver arriva... Une des ruches très actives vers 12h00 a essaimé vers 13h30, 3 jours à peine après le "nettoyage de printemps". Le lieu de fixation transitoire a été le pommier ; en l'espace de 2 ans, iI s'agit du 3ième essaim à se fixer dans cet arbre. La grappe est énorme ; elle doit faire dans les 3kg. A 5 abeilles au gramme, imaginez le nombre qu'elles peuvent être. Si l'essaim présente le gros avantage de ne pas être très haut perché, il se trouve installé sur deux grosses branches qui ne peuvent pas être coupées. Il va donc falloir trouver une autre solution.
Après avoir placé la ruchette sous la grappe, un balayage délicat des abeilles avec les mains (gantées, même si les abeilles d'un essaim qui vient de se former ne piquent pas... en théorie) permet de faire descendre une partie des abeilles en direction de leur nouvelle "maison". Mais une partie de la grappe reste accrochée aux branches, avec peut-être en leur sein, la reine. Or, si la reine ne descend pas dans la ruchette, les autres n'iront pas non plus.
Un bon secouage des branches du pommier permet de chasser les abeilles qui restent, certaines tombant dans la ruchette, d'autre formant ainsi un nuage vrombissant et désordonné, laissant ainsi libre l'emplacement pour un enfumage qui masquera l'odeur de la reine. Au bout d'une minute à peine, le nuage se rassemble autour de la ruchette et le vrombissement se calme. La reine serait-elle à l'intérieur ?
Pour le savoir, il suffit de regarder le mouvement des abeilles sur la ruchette. D'un commun accord, semblerait-il, elles migrent toutes vers le haut de la ruchette, si bien qu'en à peine 5mn, plus aucune abeille ne se trouve sur les flans de la boite. Il ne reste plus qu'à couvrir le haut en attendant qu'elles descendent le long des cadres et ne s'installent.
Transfert vers une ruchette en polystyrène.
Les abeilles vont changer de lieu de résidence. Pour faciliter leur transfert, il existe des ruchettes en polystyrène avec une grille en partie inférieure pour permettre la ventilation. Malheureusement, cette ruchette était trop large pour être mise en place sur l'escabeau ; il va donc falloir effectuer un transfert de la boite en bois à celle en polystyrène.
Ce qui est transféré dans ce cas, ce sont les cadres. Cette opération a le mérite de permettre de juger de l'installation et de la taille de la population de l'essaim. Visiblement, l'essaim s'est bien installé, car il s'est réparti sur les cadres, en partie inférieure. La reine est donc bien descendue. De même la population est exceptionnelle. En espérant que cela n'affectera pas trop la récolte de miel d'acacia (qui a commencé à fleurir) de la ruche d'origine.
Une saison qui semble bien commencer...
Cette première récupération de l'année marque le coup d'envoi de la période d'essaimage. En effet, le lendemain, nous avons été contactés pour 3 essaims dans le Val de Marne.
De plus, les espaces libres des hausses sont de nouveau remplis. Il va falloir doubler les hausses des 5 ruches pour laisser assez de place pour le miel d'acacia. Malgré l'absence d'eau qui fait un peu souffrir les fleurs et les abeilles, si le temps se maintient au beau, la récolte d'acacia devrait se révéler intéressante. Verdict dans un peu moins d'un mois.




Après 5 heures de routes nocturnes, 3 arrêts pour les abeilles (et les conducteurs) et une installation nocturne et rapide des ruches sur leur nouvel emplacement, l'activité des deux
ruches mises en place en Bretagne montre que les abeilles sont remises de leurs déménagement rapide. La levée des hausses et le passage de l'hiver breton permettront de savoir si les abeilles se
sont bien acclimatées à leur nouvel environnement.
A l'aide d'une
spatule appelée lève-cadre, la hausse est délicatement décollée, car les abeilles ont colmaté les joints avec de la propolis. Il est aussi nécessaire d'éviter d'effectuer des gestes brusques qui
pourraient énerver les abeilles et les rendre plus aggressives, même si je suis protégé avec la combinaison. L'abeille énervée présente un vol particulier, avec un son caractéristique,
et dégage des phéromones qui appellent les autres abeilles.
hausse pleine peut facilement atteindre les 30kg.
Opération n°2, améliorer l'habitat.